mercredi 19 mai 2010

Jean Ferrat

Il n'y a plus de bruit, écoutez le silence,
Le forgeron du coeur a posé son marteau,
Le feu ne brille plus, est ce coïncidence?
Du vallon, en nuées, sont partis les oiseaux.

Il avait dans sa poche un couteau replié,
L'âme pure adossée au mur des injustices,
Comme ce condamné qu'on voulait fusiller,
Au nom d'une infraction, au nom d'un préjudice,
Potemkine...

Je n'ai pas eu tes mots pour déclarer la guerre,
A toutes ces horreurs par les hommes accomplies,
Je n'ai pas eu ta voix profonde et ouvrière,
Pour crier la souffrance aux faces des nantis.

Ou es tu maintenant? Quelles sombres fôrets?
Pour toi toujours la mer roulera ses galets.

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