samedi 19 juin 2010

Pas de Droit pour la Terre

Dans un article paru au Figaro le 21 Mai 2010 Madame Chantal Delsol, Docteur en Philosophie, dénonce ceux qui voudraient une prise de conscience de notre relation spirituelle avec la Terre-Mère et qui appellent au respect d’une série de droits dont devrait désormais bénéficier icelle. Je cite « Les droits sont l’apanage des êtres moraux, c'est-à-dire pourvus d’une conscience et d’une liberté, autrement dit les humains »
C’est donc en tant qu’humains, dotés de conscience et pourvus de droits, que les hommes ont percé un trou dans les abymes des mers de Louisiane provoquant ainsi un vomissement pollueur lequel provenant des entrailles de la Terre-mère n’a, selon les canons philosophiques, aucun droit d’exister, la nature n’étant ni consciente ni morale.
C’est donc la Terre, et non les Hommes, qui est hors le droit.
A moins que l’affirmation de Madame Delsol ne soit battue en brèche : Les foreurs de BP étaient-ils des êtres conscients ou plutôt inconscients ? Et s’ils étaient conscients avaient ils l’apanage de la moralité alors même qu’ils n’étaient pas certains de maitriser le problème en cas de pépin ? Bref, dans tous les cas de figure, la définition de l’homme et l’affirmation de ses droits vue par les philosophes me parait bien fragile.
En tant qu’Homme, Barack Obama est incapable de boucher le trou. En tant que Président il fait ce qu’il peut : de la Politique. Mais le Peuple est toujours un peu déçu de voir que ses idoles ne sont pas des Dieux.

mercredi 19 mai 2010

Jean Ferrat

Il n'y a plus de bruit, écoutez le silence,
Le forgeron du coeur a posé son marteau,
Le feu ne brille plus, est ce coïncidence?
Du vallon, en nuées, sont partis les oiseaux.

Il avait dans sa poche un couteau replié,
L'âme pure adossée au mur des injustices,
Comme ce condamné qu'on voulait fusiller,
Au nom d'une infraction, au nom d'un préjudice,
Potemkine...

Je n'ai pas eu tes mots pour déclarer la guerre,
A toutes ces horreurs par les hommes accomplies,
Je n'ai pas eu ta voix profonde et ouvrière,
Pour crier la souffrance aux faces des nantis.

Ou es tu maintenant? Quelles sombres fôrets?
Pour toi toujours la mer roulera ses galets.